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Éghezée
plan Panorama
patrimoine
Situation géographique
Éghezée est situé au N-E de la province de Namur, à mi-distance de Hannut et de Gembloux. Le village appartient à l'arrondissement judiciaire et administratif de Namur et est chef-lieu de canton depuis 1848.
Le cours supérieur de la Mehaigne passe à moins de 2km d'Éghezée et draine au travers du village une série de petits ruisseaux affluents, notamment "La Marka", symbolisant l'entente des commerçants.
Éghezée se situe dans la région limoneuse en Hesbaye sèche. Son sous-sol est crayeux à l'est et sablonneux à l'ouest.

Evolution de la population
Les habitants sont appelés les Éghezéens
1784: 319
1801: 317
1846: 705
1910: 848
1961: 1.250
1976: 1.311
1986: 1.710
1992: 1.833
2000: 1.926
2007: 2.180

Industries et commerces
Éghezée a toujours été un village exclusivement agricole. On y dénombre en 1846 : 131 exploitations agricoles occupant 209 personnes; en 1895, 189 avec 168 personnes occupées; en 1950, 237 avec 67 personnes; et en 1959, 235 exploitations.
Autrefois : des épiceries; des brasseries; des cafés; une fonderie; des ateliers de menuiserie, de cordonnerie et de confection de vêtements; culture dominante de la betterave sucrière; élevage du bétail et du cheval (ex. : "Le Cheval Blanc" et "Le Fer à Cheval"); un marché le mardi (supprimé en 1940); deux hôtels (un en face de la gare, l'autre : "Le Cheval Blanc"); une imprimerie (l'imprimerie Palate a fonctionné pendant plus d'un siècle et appartient depuis 1981 à M. Pansaerts); un moulin à vent construit en bois (une des meules du moulin a été retrouvée par M. M. Van de Ryse, nettoyée et placée à l'entrée de la Ferme du Moulin); une fontaine publique; des pompes à eau publiques (une seule pompe subsiste encore rue du Four, tout près de chez Thonus); un abattoir (l'abattoir communal qui se situait autrefois à l'emplacement actuel de l'arsenal, a été fermé pour des raisons d'hygiène et d'insalubrité); une société coopérative (ACBI); une râperie et une gare.
Chaque année, se tenait une grande foire agricole.
Aujourd'hui : un complexe commercial, divers commerces et un marché le dimanche matin place de la Gare; des appartements et des quartiers résidentiels (Le Bocage, L'Aurore, Le Clair Matin, Les Longs Champs, La Peupleraie, ...)

ACBI
Les initiales "ACBI" désignent les mots "Agriculture, Commerce, Banque et Industrie".
L'A.C.B.I., société coopérative qui avait vu le jour à Clavier en 1880, vint installer un dépôt à Éghezée en 1919, dans les anciens bâtiments du "Comptoir Agricole" exploité par M. Melon de Bierwart.
L'A.C.B.I. desservait autrefois, la population et les petites exploitations agricoles en électricité et charbon, fournissait des engrais et de la nourriture pour le bétail et s'occupait du séchage des grains récoltés dans un certain rayon autour d'Éghezée.

Après la guerre, la modernisation de l'agriculture amena les fermiers à remplacer les sacs de grains par du vrac à la récolte des blés. Les bâtiments ne répondant plus aux critères modernes, furent abandonnés et détruits par le propriétaire en 1970.
Les derniers chefs de dépôts furent MM. Pochet, Radelet, Lincé et Froidebise.

La râperie
Au 19e siècle, une râperie avait été construite près de la gare d'Éghezée, à l'endroit occupé actuellement par le Collège St-Hubert. A cette époque la zone d'attraction de cette râperie s'étendait sur plus de 25 villages voisines.

En période normale, la râperie traitait annuellement, 42.000 tonnes de betteraves. Un pipe-line la reliait à la sucrerie de Wanze et conduisait journellement, en période de travail, 8.000 hectolitres de jus de betteraves.
Les betteraves étaient amenées par le chemin de fer ordinaire et par le chemin de fer vicinal tram (St-Denis, Bovesse, Bierwart, Andenne). Pour ses transports, la râperie possédait son propre réseau de manoeuvres qui s'étendait sur l'emplacement actuel du Crédit Communal et de la rue de l'Aurore.
Les betteraves étaient transbordées du chemin de fer dans les petits wagonnets des trams vicinaux et vice-versa.
En octobre 1959, pour des raisons économiques d'extension et de modernisation, la râperie fut transférée à Longchamps.

La Foire agricole
En 1949, l'école libre Saint-Joseph décida de mettre sur pied une foire agricole afin de réunir les fonds pour la construction d'une salle des fêtes. Sous la direction de l'abbé Noël et avec un personnel bénévole, la foire prit une extension rapide au point de couvrir trois hectares d'exposition chaque année pendant la semaine du 15 août.

La foire à son apogée
Voir le film d'archives (1988) durée 1' 30 / 3,6 Mo

La salle des fêtes comme telle ne fut jamais construite, et l'argent servit au financement de bâtiments scolaires: l'école Abbé Noël et le Centre scolaire St Joseph et St Hubert route de Gembloux.
Suite à la concurrence d'autres activités similaires subsidiées par les pouvoirs publics et au coût devenu exorbitant des spectacles de variétés, la foire déclina en quelques années.
Un nouveau comité s'est constitué en 2005 pour maintenir une fête du 15 août, mais depuis quelques années, les organisateurs ont repris l'appellation "Foire agricole".
L'infrastructure reste largement utilisée par toutes sortes d'autres manifestations: grand feu, brocantes...

La gare
Située, depuis l'Antiquité, au croisement d'axes importants, Éghezée se transforma rapidement en un centre de liaison entre différents réseaux de transports.
La gare devint vite, le point le plus animé de croisement d'autres réseaux : les routes et le vicinal dont la station d'Éghezée était un centre de transbordement.

Si l'effervescence était grande aux alentours de la gare, tant que la ligne 142 était exploitée à plein rendement, cet endroit devint quelque peu désolé après 1963. Les marchands n'y attendaient plus leurs marchandises, les agriculteurs n'y amenaient plus leurs matières premières, les journaux et le courrier arrivaient par la route...
En 1962, la ligne ferroviaire 142 Namur-Tirlemont, créée en 1880, est remplacée par un service d'autobus.

En 1974, la Commune d'Éghezée rachète la gare presque centenaire. Elle sert de salle de Conseil, de conférences, d'exposition, ... Pour ce faire, le mur central, séparant la partie privée de la partie publique, a été démoli.

En 1980, le Conseil Communal marque son accord sur la rénovation du bâtiment. Les transformations destinées à rendre une nouvelle affectation à ce bâtiment, si essentiel pour la localité, ont été commencées en août 1984 et achevées en décembre 1985, sous la conduite de l'architecte Brasseur.
La principale modification extérieure a été le remplacement de la plate-forme de l'aile droite par une bâtière; ce qui a permis de gagner la place pour la création d'un étage sous les combles.
En outre, certaines portes ont été transformées en fenêtres et vice-versa.

La façade a été sablée et ravalée : environ 2.000 briques ont été remplacées pour l'ensemble, trois des consoles en pierre ont dû être refaites à l'identique, les châssis ont été renouvelés.
Mais les transformations essentielles ont été réalisées à l'intérieur : modification des niveaux; remplacement des planchers par du béton; déplacement de l'escalier; suppression des cloisons en maintenant les structures, sauf dans l'aile droite, complètement réaménagée avec, entre autre, incorporation de l'ancienne courette.

Vouée à la culture, la gare devint Centre Culturel et abrite depuis 1986 la Bibliothèque Communale et l'École Communale de Musique;

L'asbl : "l'Entente des commerçants d'Éghezée".
La loi sur le repos hebdomadaire a poussé les commerçants d'Éghezée a créer en 1962, une ASBL : "L'Entente des Commerçants".
Cette ASBL a mis en circulation un timbre-ristourne local, "La Marka", distribué par la majorité des négociants d'Éghezée.
L'ASBL imprime un journal publicitaire et participe notamment à la vie récréative du village, en organisant une braderie annuelle (dernier week-end du mois de juin) et en distribuant des bons d'achats pendant les fêtes de fin d'année.

Associations
 
Voir les liens vers leurs sites
ou la liste complète sur le site communal

Histoire
L'histoire d'Éghezée est mal connue avant le 14e siècle. Sans doute, y trouve-t-on dès le milieu du 12e siècle, une famille d'Éghezée : Guillaume en 1145-1192, son fils Nicolas en 1207-1209, et un autre Guillaume en 1228. Mathilde, veuve de ce dernier, épouse en 1230, le seigneur de Walhain.

Une de leur descendance épousera, au début du 14e siècle, Jean de Looz, sire d'Agimont et de Walhain, qui tient en fief du comte de Namur, les terres d'Éghezée et de Bolinne, avec toute hauteur et toute justice (1350).

Jean de Looz cède de son vivant ses biens à ses deux filles et, en 1363, le comte de Namur Guillaume II rachète le fief à l'une d'elle.

Au 18e siècle, la seigneurie hautaine d'Éghezée est engagée à Nicolas de Woelmont (1755).
En 1759, elle est cédée, avec celle de Mehaigne, aux Argenteau, mais un procès oppose ceux-ci aux Woelmont; le Conseil provincial de Namur, puis le Grand Conseil de Malines, trancheront en faveur des Woelmont qui reçoivent les seigneuries d'Éghezée, de Mehaigne et de Saint-Germain en 1781.

Les dépendances d'Éghezée, Frocourt et Longchampeau, sont citées dès la fin du 13e siècle. Le comte de Namur y possède la taille et tous les droits seigneuriaux ainsi que la haute justice (1289).

Longchampeau constituait une seigneurie foncière sur laquelle vinrent se greffer plus tard la seigneurie et l'avouerie de Frocourt.

En 1617, Louis de Beaurieu s'intitule seigneur de Frocourt, il a acquis les biens aux Heyenhoven et fait construire un château.

En 1773, Nicolas de Woelmont est titulaire de cette seigneurie. Le fief de Longchampeau, consistant en une dîme sur des terres à Frocourt et Éghezée, était, au milieu du 13, siècle, divisé en trois : un tiers appartenait aux Monceau qui le cédèrent à l'abbaye de Floreffe en 1288; ce premier tiers resta aux mains de l'abbaye jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.

Le deuxième tiers appartint successivement aux de Bossière, de Hollenfeltz, d'Oultremont, aux Bonnant, puis aux de Senzeilles, de Berlo, à Louis de Beaurieu au 17, siècle, et finalement aux de Woelmont.

Quant au dernier tiers, on sait qu'il appartenait à la fin du 17, siècle à un jésuite et qu'il fut acquis en 1758 par un maître de forges, Augustin-Xavier Zoude.

L'église paroissiale

La paroisse St-Hubert d'Éghezée appartenait autrefois, au diocèse de Liège. Elle fut attribuée à l'évêché de Namur en 1561.
Probablement construite au 16, siècle, l'église d'Éghezée fut rebâtie en style roman, en 1845. Les peintures et tableaux la décorant furent restaurés en 1937. Les grandes cloches, enlevées par les Allemands le 18 septembre 1943, furent remplacées et baptisées le 8 avril 1951.
L'église, abîmée par les bombardements de la guerre 40-45, fut restaurée vers 1949. L'église contient de magnifiques dalles funéraires.
C'est l'abbé Crépin qui est actuellement en charge de la paroisse.

La Gendarmerie

La gendarmerie d'Éghezée qui existait depuis 1796 et dépendait de la lieutenance de Namur, fut supprimée vers 1815-1830. Le 10 juin 1911, la gendarmerie de Leuze fut transférée à Éghezée et installée définitivement en 1913, au 42, Chaussée de Louvain.

Le noyau mobilisateur
Le noyau d'Éghezée existait depuis 1953. Il dépendait de la Défense Nationale et gèrait du matériel et du personnel faisant partie d'unités de réserves en vue de leur mobilisation en temps de guerre et de rappel en temps de paix.
Environ 80 militaires de carrière y demeuraient en permanence. Une quinzaine de miliciens régionaux y effectuaient leur service militaire.

Certains d'entre eux y étaient affectés pour des raisons sociales (soutien de famille, marié ou travaillant dans des exploitations agricoles).

L'arsenal
Jugé trop vétuste, l'arsenal des pompiers d'Éghezée, situé Chaussée de Namur, fut détruit en 1990. Un nouvel arsenal plus moderne, répondant mieux aux critères de conditions de travail des pompiers, le remplace aujourd'hui.
Les travaux de construction et d'aménagement seront bientôt terminés et conteront au total, une quarantaine de millions de francs; montant pris en charge par la Commune d'Éghezée et le Ministère de la Région Wallonne.

Le château de Frocourt
Lé domaine de Frocourt appartint jusqu'au 14, siècle à la famille de Hemptinne.
Il fut vendu aux de Fumal en 1429. Au 17e siècle, Louis-Jean-Jacques de Beaurieu devint seigneur de Frocourt grâce à sa femme, Marie de la Ruelle, nièce de Jean de Fumal. Le sire de Beaurieu acheta d'autres biens à Frocourt, notamment ceux de Jean de Heyenhoven d'Harlue et fit construire le château.
Sa succession fut disputée et Robert de Goblet revendiqua l'héritage comme neveu de Marie de la Ruelle. Pour mettre fin aux contestations, Jacques de Beaurieu vendit le fief en 1639, mais au 17e siècle, les biens des Goblet grevés de nombreuses hypothèques, furent saisis et une transaction en 1748, assura Frocourt à Philippe-François de Woelmont, époux de Marie-Gertrude de Corioule.
La seigneurie de Frocourt, tout comme celle d'Hambraine, resta aux mains des de Woelmont jusqu'à la Révolution. En 1889, le château fut vendu par le baron de Woelmont à la famille de Bergeyck. Le château fut notamment occupé par André de Liedekerke, ancien bourgmestre d'Éghezée, et par le baron Fallon qui le vendit à Jean-Louis Schepens après la guerre. Madame Schepens raconte qu'elle avait vu l'endroit où l'entrée d'un tunnel, venant des caves du château, passant sous l'étang et aboutissant dans le bois à mi-chemin entre l'étang et l'entrée du château, avait été emmurée.

Le château fut entièrement restauré en 1976 et est aujourd'hui dans un état remarquable de conservation.

La grosse ferme carrée qui jouxte le château fut rachetée en 1955 par son locataire, Emile Flamend.

Quant au manège, le domaine est aujourd'hui transformé en habitation privée.

La pompe de la rue du Four
Dans la Wallonie industrielle du 19e S., le métal prend une place prépondérante dans la vie quotidienne pour la fabrication d'ustensiles divers.
La pompe de la rue du FourLes pompes n'échappent pas à cette règle d'industrialisation et de mécanisation. L'installation de centaines de pompes en fonte à travers tout le pays demeure un fait marquant et incontestable de l'ère industrielle. Souvent reliées à un réseau souterrain de distribution d'eau, elles ponctuaient de leur silhouette familière les trottoirs, places et carrefours.

Les pompes à bras ne nécessitent pas la présence de longues conduites, il suffit qu'elles chevauchent un puits ou une citerne pour que soit assurée leur alimentation.

D'après les propos recueillis parmi les riverains de la rue du Four, la pompe daterait de 1860 et serait la seule survivante à ce jour dans le village. Elle aurait été installée sur une source par le Baron de Woelmont et aurait fonctionné jusqu'en 1952, période à laquelle on installa les premières conduites de distribution d'eau.

Les informations qui précèdent ont été publiées dans le numéro 14 (septembre 91) du périodique "Éghezée et Vous". Elles sont reproduites ici avec l'aimable autorisation de l'éditeur.
Toutefois quelques données périmées ont été supprimées ou mises à jour par nous.
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